L’histoire de Philia et Dameo – Chapitre 3D :

Jour J

Dameo : « Ça fait combien de temps que nous marchons ? »

 Celui qui aura brisé le long silence qui dure depuis leur départ est Dameo. Celui-ci dur depuis que le groupe est parti du grand bâtiment qui fut attaqué par des ennemis qui semblaient en avoir après Dameo, le garçon âgé de six ans qui les accompagne.

 Le groupe est composé de six personnes. Frost, Rena, Pierre, Rudeo, Dameo et sa mère, qui s’appelle Neila.

 C’est Frost qui répond à la question du jeune garçon.

Frost : « Ça va bientôt faire quatre heures. Prenons-nous une petite pause ? En plus, la nuit commence à tomber et il sera moins aisé de se déplacer dans le noir. »

 Après avoir proposé une pause, l’homme se tourne vers les membres du groupe, afin d’avoir leur avis.

Pierre : « Je suis pour. »

Rudeo : « Moi aussi ! J’ai les jambes en compote ! »

Dameo : « Et moi, j’ai faim. »

 Frost se tourne vers Rena qui hoche la tête positivement. La seule qui ne donne aucune réponse est Neila, la mère de Dameo. La femme semble vide à l’intérieur.  Si Dameo ne lui tenait pas la main, afin de l’aider à savoir où aller, elle ne se déplacerait pas.

 Quinze minutes après le début de l’établissement du campement, la nuit est tombé et un feu a été allumé.

 Tandis que tout le monde en profite pour se réchauffer, Frost se lève et part dans l’une des tentes qu’ils ont installé dans une forêt qui est un peu éloigné pour éviter que le feu de camp ne provoque un feu de forêt.

 Le voyant s’en aller, Dameo se lève, à son tour, et part à sa poursuite.

 Dameo arrive auprès de l’homme qui l’a sauvé à deux reprises.

Dameo : « Frost ? »

Frost : « Mmh ? »

 Remarquant Dameo, Frost se tourne vers le garçon.

Frost : « Qu’est-ce qu’il y a ? »

Dameo : « Je voulais te remercier pour m’avoir sauvé. »

Frost : « Ah ! Je vois… »

 Normalement, quand on reçoit un remerciement, on sourit tout en répondant un « Il n’y a pas de quoi ! » ou « Mais de rien ! ». Pourtant, l’homme remercié ne sourit pas. À l’inverse, il semble plus déprimé que joyeux.

Dameo : « Qu’est-ce que tu as ? »

Frost : « En fait, tu ne devrais pas me remercier. »

Dameo : « Pourquoi ? »

Frost : « Car, ce que nous faisons n’est pas bien. »

Dameo : « Désolé, mais je ne comprends pas vraiment. »

Frost : « Dans ce cas, je vais t’expliquer. Pour commencer, à l’exception de ta mère et toi, aucun des membres de notre groupe ne vient de ce monde. Pour aller plus loin, nous ne sommes pas de cette Historia. »

Dameo : « Une Historia ? »

Frost : « C’est ainsi que nous appelons les « Mondes histoire ». Ce sont des mondes dans lesquelles il existe plusieurs mondes qui sont connecté par une seule grande histoire. Chaque mondes est connecté. Dès qu’un monde n’est pas connecté avec un autre monde, on peut dire qu’il fait partie d’une autre Historia. »

Dameo : « Hehe… »

Frost : « Qu’est-ce qu’il y a ? »

Dameo : « En fait, je n’ai pas tout compris. »

Frost : « C’est normal. Tu es encore très jeune. En gros, nous ne sommes pas du même monde que toi. »

Dameo : « Pas du même monde… C’est ce que tu voulais dire quand tu m’avais dit que tu venais de très, très loin, l’autre fois ? »

Frost : « C’est ça. Et, si je t’ai sauvé, c’est pour sauver les Historias. »

Dameo : « Alors, tu as besoin de moi pour sauver nos mondes ? »

Frost : « On peut dire ça comme ça, oui. »

Dameo : « Alors pourquoi tu dis que ce que vous faites n’est pas bien ? »

Frost : « Eh bien, ce que nous souhaitons faire est bien, mais la manière que nous le faisons ne l’est pas. Nous ne sommes pas supposé interférer avec une autre Historia que la nôtre. Du moins, c’est ce qu’IL souhaite. Aussi, je comprends parfaitement son point de vue, mais si nous devions lui obéir, nous ne pourrions jamais changer le désastreux futur de nos mondes. »

Dameo : « Ce sera si mauvais ? »

Frost : « Il y a des chances pour qu’elles soient toutes détruites, si nous ne faisons rien. Bien sûr, la personne que j’ai mentionné un peu plus tôt fait tout pour sauver les Historias. Et puis, si possible, j’aurais suivi ses ordres. Malheureusement, à lui seul, il ne sera pas capable de toutes les sauver. »

Dameo : « C’est pour ça que tu lui désobéis ? »

Frost : « Oui. »

Dameo : « Eh bien, moi, je trouve que vous êtes gentil. Vous êtes venu d’un autre monde pour sauver notre monde et tous les autres. Vous méritez mes remerciements. Même si vous avez désobéi à cette personne dont tu m’as parlé. Et puis, c’est pas votre chef ou quelque chose dans le genre ! Si ? »

 Frost sourit enfin.

Frost : « Non. Tu as raison. »

 Soudain, il s’approche du garçon et s’accroupi devant lui.

Frost : « Merci, Dameo. »

Dameo : « De rien ! »

Frost : «  »De rien » c’est ça ? C’est ce que j’aurais dû te répondre tout à l’heure. »

Dameo : « Hehe ! »

 Soudain, Dameo a une idée.

Dameo : « Dis, Frost ! Tu pourrais m’apprendre à utiliser la magie ? »

Frost : « Tu veux apprendre la magie ? »

Dameo : « Oui… Je sais que des gens en ont après moi. C’est pour ça que je voudrais être capable d’apprendre la magie. »

Frost : « Je comprends. Cependant, je n’y connais rien à la magie de ce monde. »

Dameo : « Alors, tu ne pourras pas m’aider ? »

Frost : « En fait, oui je le pourrais. Seulement, il faudrait que je puisse posséder un livre de magie de ce monde, afin de savoir comment elle fonctionne et pouvoir te l’expliquer. »

Dameo : « Tu as besoin d’un livre ? »

 En entendant cette information, le garçon aux yeux violets se tourne vers sa tante et em ressort avec un sac que sa mère a en sa possession depuis le moment de leur départ. Ne sachant pas ce qu’il contient, celui-ci n’avait pas attiré l’attention des autres. Cependant, quand Dameo sort un des objets qui y est rangé, Frost fait un pas vers l’arrière dû à la surprise.

Frost : « Mais c’est… un livre de magie, non ? »

Dameo : « C’est ça. »

Frost : « Et dire que tu en as un. »

 L’homme se met à rire.

Frost : « Eh bien, maintenant, je pourrais t’aider à apprendre la magie. »

 Dameo se met à sauter de joie en criant des « Trop bien ! » ou des « Cool ! ». Frost lui fait signe de se calmer et le garçon s’exécute tout en s’excusant.

Frost : « Peux-tu me le donner, pour que j’y jette un coup d’œil ? »

Dameo : « D’accord. »

 À la demande de Frost, Dameo lui tend le livre et l’homme le prend et l’ouvre, afin de le feuilleter.

Frost : « D’accord. Je vois. »

 Le garçon âgé de six ans observe l’homme à la magie de glace d’un air perplexe, mais celui-ci se met à sourire.

Frost : « Voilà ce que j’ai compris ! Premièrement, la magie se divise en trois types : La magie d’attaque, servant pour combattre des adversaires, la magie de guérison, afin de soigner les blessures et la magie d’invocation pour faire surgir des choses. C’est tout pour ce qui est des types de magie. Et maintenant que j’y pense, c’est assez similaire, dans mon monde. »

Dameo : « C’est similaire ? »

Frost : « Plus précisément, la seule différence semble être qu’il n’existe que la magie où l’on puise dans notre réserve de mana. »

Dameo : « Hein ? »

Frost : « Dans mon monde, il existe trois façon d’utiliser la magie. En utilisant ses propres réserves d’énergie magie, appelé mana, en utilisant l’énergie magie qui nous entoure et non pas celle qui est en nous ou en utilisant une nouvelle technologie nommé l’alchimie qui consiste à faire de la magie à l’aide d’un liquide versé dans des fioles. »

Dameo : « Je crois que j’ai compris. »

Frost : « D’accord. Alors, je continue avec la magie de ce monde. Deuxièmement, comme expliqué un peu plus tôt, pour utiliser la magie, on a besoin de pouvoir magique. C’est ça le mana. D’après ce bouquin, n’importe qui peut utiliser la magie, puisque tout le monde possède du mana. Voici l’une des différences avec mon monde. »

 Rapidement, Frost s’assure que Dameo écoute bien. Une fois qu’il s’en est assuré, il continu.

Frost : « Il y a principalement deux façons de le faire : utiliser son pouvoir magique inné ou puiser dans le pouvoir magique présent dans un objet. »

Dameo : « Dans un objet ? »

Frost : « Sans doute des artéfacts. Ce sont des objets magiques qui contiennent des pouvoirs où le mana nécessaire à l’utilisation d’un sort en particulier, je crois. »

 Lisant la suite du livre, l’homme aux yeux bleus semble être un peu surpris.

Frost : « Nous voilà enfin à la partie que j’attendais tant. Troisièmement, il y a deux façons de faire de la magie : avec une incantation ou sans incantation. La plupart des mages utilisent la magie avec incantation, car celle-ci est plus simple d’accès. D’après le livre, peu de gens sont capable de l’utiliser sans incantation. »

Dameo : « Alors, tu fais partie des rares gens qui peuvent utiliser sans incantation ? »

Frost : « Pas vraiment. Comme je te l’ai déjà dit, la magie de nos deux mondes fonctionne différemment. Dans mon monde, il n’y a pas d’incantation. Dans votre monde, il semblerait que ce soit le cas. »

 Regardant le garçon, Frost sort une petite bille blanche et la tend vers lui.

Dameo : « C’est quoi ? »

Frost : « Dans le livre, il est aussi écris que tout le monde ne peut pas utiliser tous les éléments. C’est exactement pareil que dans mon monde. Cet objet qui vient de mon monde permet de savoir quel sont les éléments que l’on peut utiliser quand on utilise la magie à l’aide de notre propre mana. »

Dameo : « D’accord. »

 Dameo prend la bille et celle-ci devient de la même couleur que ses yeux.

Dameo : « C’est violet ! »

Frost : « Ton élément est, donc les ténèbres. Je connais une personne qui l’utilise. Bon ! Je vais t’apprendre comment utiliser ton mana ! »

※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※

Frost : « Bon, la séance d’apprentissage est terminé ! Tu devrais aller dormir. Demain, on aura une longue route à faire. »

Dameo : « D’accord ! »

 Frost regarde le garçon se diriger vers sa tente.

Frost : « Nous ferons tout ce que l’on sera capable de faire, afin de sauver les Historias. »

※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※

 C’est le matin et, une fois le campement levé, le groupe se met en route.

Dameo : « Dans combien de temps on sera arrivé à destination ? »

Frost : « Pierre ? »

Pierre : « Dans trois jours de marche, environ. »

Dameo : « D’accord. Merci ! »

Pierre : « De rien, gamin ! »

Dameo : « Dameo ! »

Pierre : « Mmh ? »

Dameo : « Je m’appelle Dameo ! »

Pierre : « Ah, je vois ! Très bien, Dameo. »

Dameo : « Hehe. »

 Ces dans cette bonne ambiance que le groupe continu son voyage à travers le pays. Malheureusement, ce n’aura été que temporaire.

 Les bruits de tirs et des explosions pourraient détruire les tympans de chacun des membres du groupe de Frost et Dameo.

 En effet, le pays est au milieu d’une guerre et le groupe est arrivé près des tranchés.

 Soudain, trois avions de chasse passent au-dessus d’eux. Deux d’entre eux semblent différents du troisième se trouvant à l’arrière. Celui qui se trouve en arrière semble tirer sur ceux de devant.

Frost : « À terre ! »

 Au son de la forte voix de Frost, tous sautent au sol. Au même moment, un projectile détruit l’aile d’un des avions qui s’écrase. Celui qui a été touché se trouve être celui qui tirait sur les deux en avant de lui.

Dameo : « Qu’est-ce qu’il se passe ? »

Frost : « C’est la guerre. »

Dameo : « La guerre ? »

 Soudain, un bruit sourd semble s’approcher du groupe.

Rena : « Attention ! »

 Tout en disant ça, elle se lève précipitamment et met ses deux mains devant elle. C’est alors qu’un mur magique de lumière apparait et protège tout le monde d’un obus.

Rena : « On dirait qu’on est repéré ! Cependant, je ne sais pas de quel camp il s’agit ! »

Pierre : « Peu-importe, je crois ! Ils nous tireront dessus, peu-importe de qui il s’agit ! »

Frost : « Pas le temps de discuter ! Courrez ! »

 Ensuite, tout le monde se lève et commence à courir dans la direction que Frost a choisi. Plus précisément, tout le groupe suit l’homme à la magie de glace.

 Celui-ci semble diriger le groupe vers l’endroit où l’avion s’était écrasé, un peu plus tôt.

Pierre : « Pourquoi tu nous amènes là-bas ? »

Frost : « Je veux savoir dans quel camp fait partit le soldat qui se trouve dans l’avion qui s’est écrasé ! »

Rena : « Je croyais que le camp importait peu ? »

Frost : « C’est Pierre qui a dit ça ! Pas moi ! »

Pierre : « C’est parce que c’est vrai ! »

Frost : « C’est vrai qui si nous serions resté là-bas, savoir quel est le camp qui nous tirait dessus n’aurait rien changé. Cependant, si le camp auquel le soldat appartient est celui de la rébellion, celui auquel ce pays appartient, nous serons en mesure de nous allier avec eux ! »

 Espérant que le plan proposé par Frost fonctionne, Pierre et Rena décident de lui faire confiance. De son côté, Rudeo s’approche vers moi.

Rudeo : « Tout va bien ? »

Dameo : « Oui, merci ! »

Rudeo : « Tu en es sûr ? »

Dameo : « Hein ? »

 Dameo semble à bout de force. Ça, Rudeo l’a remarqué.

Dameo : « Je peux continuer à courir ! »

Rudeo : « Si tu le dis ! Par-contre, je veillerais sur toi ! »

Dameo : « Merci ! »

 Rudeo se met à sourire, pour la première fois, devant le garçon âgé de six ans.

Frost : « On est arrivé ! »

 Afin de confirmer les propos de Frost, Dameo aperçoit du feu sur le terrain désert sur lequel ils se trouvent.

 Caché par le feu qu’il a créé en s’écrasant, l’avion est en piteux état. L’homme aux cheveux noirs et aux yeux bleus, comme la glace, aperçoit, alors, le signe du camp de la rébellion.

 Rena fonce dans le feu et se précipite à l’avion et observe le jeune homme qui y est assis.

Rena : « Il respire encore ! »

 Ils viennent de trouver un survivant.

 Soudain, il se réveille.

Soldat : « Où suis-je ? »

 Quand il remarque le groupe de Frost et Dameo, il se précipite sur son arme de poing et la pointe vers Frost.

Frost : « Eh ! Du calme ! Nous ne sommes pas tes ennemis ! »

Soldat : « Et tu penses vraiment que je vais te croire ? »

 Les bruits de pas provoqué par Dameo attire l’attention du soldat en panique.

Dameo : « Tu es un méchant ? »

Soldat : « Il y a un enfant ? »

Frost : « Oui. Lui et sa mère viennent d’une base de survivant dont nous nous occupions. Des soldats de pays ennemis l’a attaqué. Depuis, nous cherchons un moyen de nous rendre près d’une ville appelé Neymarch. »

Soldat : « Neymarch ? Vous voulez dire la capital de ce pays ? »

Pierre : « Nous devons nous y rendre pour amener ce garçon en lieu sûr. »

Soldat : « Mais, ce pays est aux mains du camp ennemi ! Vous n’y serez en sécurité que lorsque nous l’aurons reprise ! »

 Frost s’approche du soldat.

Frost : « Dans ce cas, pouvons-nous nous joindre à vous ? »

Soldat : « Mais… N’êtes-vous pas de simples civiles ? »

Rena : « Les « simples civiles » ne sont que le gamin et sa mère. »

 Rena se tourne vers les autres.

Rena : « Pour ce qui est de Frost, Rudeo, Pierre et moi, il se trouve que nous sommes des mages. Nous pourrions vous être utile ! »

Soldat : « Désolé, mais je ne peux pas décider de ça. C’est à mes supérieurs de prendre une décision. Cependant, je suis prêt à vous amener à eux. »

 L’homme à la magie de glace tend sa main droite vers le soldat et se présente.

Frost : « On m’appelle Frost ! »

 Attrapant la main de l’homme aux cheveux noirs, le soldat se présente, à son tour.

Yan : « Mon nom, à moi, c’est Yan Vera ! Enchanté de faire votre connaissance ! »

Frost : « Et sinon, pourrais-tu nous expliquer comment tu t’es retrouvé là ? »

Yan : « En fait… »

 Et, ainsi, Yan commence à raconter comment il en est arrivé à se faire tirer dessus alors qu’il tirait sur des ennemis dans un avion de chasse.

※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※

 Point de vue de Yan – Avant sa rencontre avec le groupe de Frost

 C’est au bord d’un bateau appartenant à l’armé de la Rébellion que mon histoire commence.

 Depuis mon départ de ma ville natale, afin de participer aux nombreux combats que mon pays devait faire face, je ne me suis pas fait un seul ami.

 Pourtant, tout le monde semble s’être fait son petit cercle d’ami. Moi, je n’y vois pas d’intérêt. Si c’est pour voir des gens crever, autant que ce soit des gens auxquels je ne me suis pas attaché.

 Du moins, c’est ce que j’essaie de me persuader.

Major : « Il est temps de commencer l’opération Esterion ! »

 Malgré le son lointain, mais se rapprochant, des balles tirées par les forces ennemis, le major Wiles explique le but de l’opération.

Wiles : « Notre but sera de reprendre la base Neptune se trouvant dans la ville d’Esterion ! La base est constitué de deux bunkers et il se trouve que des documents importants pour notre victoire s’y trouvent ! Il faudra empêcher nos ennemis de fuir avec ! »

 C’est alors que des explosions surviennent près de notre embarcation. Celles voisines se sont presque toutes prit des obus venant de la fameuse base Neptune, actuellement aux mains ennemis.

Soldats : « Merde ! » « Si ça continue comme ça, on va se faire toucher, nous aussi ! » « Je ne veux pas mourir ! »

 Les cris de tous les soldats de l’embarcation parvient à légèrement camoufler le son des balles. Du moins, c’était le cas avant qu’elles nous atteignent.

 C’est alors que j’aperçoit un obus foncer sur nous.

Wiles : « Tous à l’eau ! »

 Aussitôt a-t’ il crié ça que les soldats lui ont obéi, moi y compris.

 Une fois à l’eau, je me met à nager le plus rapidement que possible jusqu’à la plage sur laquelle on devait débarquer.

 Ainsi commence le débarquement sur la base Neptune.

 Arrivé sur la plage, je me précipite à l’abris des tirs. Continuant ainsi jusqu’aux barbelés, j’entend une explosion près de celles-ci. Il s’agit de soldats alliés qui les ont fait exploser, afin de nous permettre de nous frayer un chemin vers les bunkers.

 Ne sachant pas où me diriger, je décide de suivre mes alliés.

 Équipé d’un fusil d’assaut, mes alliés et moi-même nous frayons un passage au cœur de la base capturé par l’ennemi.

 Le sang éclabousse nos vêtements, mais nous devons l’ignorer, si nous ne voulons pas mourir. Aucune distraction n’est permise.

 Nous arrivons, finalement, à l’une des entrées de l’un des deux bunkers de la base.

Soldat : « Attention ! Grenade ! »

 Au moment où j’entend ça, je regarde partout autour de moi et la vois près de moi. Une grenade a atterrit à côté de moi.

 Par réflexe, je m’accroupi, la ramasse et la lance devant moi. Enfin j’entends des gens crier.

Wiles : « Bien joué, Soldat ! »

 Un homme me tapote l’épaule. Il s’agit du major Wiles. Celui-ci me félicite pour avoir tuer des ennemis à l’aide d’une grenade. Pourtant, à mes yeux, il y a deux raisons pour lesquelles je ne mérite pas de me faire féliciter.

 La première est le fait que ce ne soit pas intentionnel. Mon seul but était de me protéger. Le second, quant à lui, est le fait que j’ai tué des gens.

 Cependant, même si l’idée que j’ai tué des humains me répugne, je n’ai pas le temps de me déconcentrer.

 Je décide de remettre ces pensées à plus tard et fonce dans le bunker. Je prend mon arme et tir sur les soldats ennemis qui me font face. Puis, j’aperçois des boules de feu fonçant droit vers moi.

Soldat : « Des sorciers ! »

 Aussitôt, un soldat allié habillé un peu différemment de moi lève les bras et créer un mur d’eau qui me protège des sorts ennemis.

Sorcier allié : « Tout va bien ? »

Yan : « Oui. Merci ! »

Sorcier allié : « C’est un plaisir ! »

 Ensuite, je tir sur l’homme qui semble être le fameux sorcier de feu ayant lancé le sort. Celui-ci meure sous mes coups.

Sorcier allié : « Allons-y ! »

Yan : « Oui ! »

 Nous commençons à courir droit devant nous et, à nous deux, nous éliminons tous les soldats ennemis du bunker.

 Par la suite, nous décidons de partir du bunker quand on commence à nous envoyer une rafale de tir.

Sorcier allié : « Derrière moi ! »

Yan : « Oui ! »

 Aussitôt m’a-t’ il ordonné de me mettre en arrière de lui que je lui obéi.

Sorcier : « J’en appelle au dieu du feu ! Protège nous, mon allié et moi, des tirs ennemis ! »

 Son incantation se termine et un mur de feu se forme devant nous. Celui-ci nous protège des tirs ennemis. Dès l’instant où ceux-ci commencent à recharger, le sorcier qui m’a protégé se met sur le côté et je commence à tirer.

 Je parviens à toucher le tier de mes ennemis, mais les autres s’étaient bien cachés.

Yan : « Je ne les ai pas tous eu. »

Sorcier allié : « Pas grave ! »

 Soudain, il pousse un petit cri.

Sorcier allié : « Dégage de là ! »

 Il réussi à incanter afin de recréer un bouclier de feu, mais il est tout de même projeté vers l’arrière par un éclair qui lui a foncé dessus.

 C’est alors que je l’aperçoit. Il s’agit d’un homme aux cheveux jaunes et aux yeux orange. Celui-ci sourit tandis qu’il se rapproche de nous.

Sorcier ennemi : « J’en appelle au dieu de la foudre ! Détruit mon ennemi et mène mes alliés et moi à la victoire ! »

 C’est alors qu’un second et puissant éclair fonce sur mon allié qui avait, pour la troisième fois, invoqué un bouclier de feu.

 Cette fois, son bouclier tient le coup.

Sorcier allié : « J’en appelle au dieu du feu ! »

 Commençant son incantation, mon allié lève la main droite et dirige sa paume vers l’homme ennemi.

Sorcier allié : « Brule mon ennemi et incendie ceux qui se trouvent en arrière ! Que la tempête de feu pulvérise mes ennemis ! »

 Pour une raison que je ne connais pas, son incantation m’a semblé plus longue que les dernières et il semblerait qu’elle soit plus puissante.

 Une gigantesque tempête flamboyante fait son apparition et détruit lune partie du bunker. C’est alors que je remarque l’homme aux cheveux blonds qui commence à partir. Dans ses mains, je vois des documents et fais le lien avec les documents dont le major avait fait mention, un peu avant le début de l’opération.

 L’homme monte dans un avion de chasse avec deux autres soldats, tandis que trois autres prennent un second avion. Pour ma part, j’en aperçoit un qui semble appartenir à notre camp. Je me lève précipitamment et fonce vers celui-ci.

 J’arrive à l’intérieur. Je ne suis pas de l’armée de l’air, mais je sais, tout de même, les piloter. Je démarre le véhicule et vois les ennemis décoller. De mon côté, je décolle quelques secondes plus tard.

Yan : « Il faut que je ramène ces documents ! »

 Ce n’est qu’un peu plus tard que je finis par m’écraser, après m’être fait tiré dessus par un ennemi.

※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※

Frost : « Et donc, vous n’avez repris qu’un seul bunker ? »

Yan : « C’est ça ! »

Frost : « Avant de rencontrer tes supérieurs, j’aimerais t’aider à reprendre le dernier bunker. Je peux ? »

Yan : « Oui, merci ! »

Frost : « De rien ! C’est aussi dans notre intérêt. »

 Yan sort de son avion et Frost se tourne vers les autres membres du groupe.

Frost : « Pour cette mission, j’irais seul. J’aimerais que deux d’entre vous partent en direction de l’avion transportant les fameux documents importants. »

Yan : « Vous allez m’aider, même pour récupérer les documents ? »

Frost : « Bien sûr ! »

Rena : « D’accord, Frost ! Tu t’occuperas de la récupération du deuxième bunker. Ce sera Rudeo et moi qui nous occuperons de récupérer les documents. Soit prudent ! »

Frost : « Bien reçu ! »

Rudeo : « Hum… Est-ce que je pourrais être celui qui est assigné à la protection de Dameo ? »

Rena : « Tu préfèrerais assuré la protection du gamin ? »

Rudeo : « Eh bien, je me disais que je serais plus efficace en le protégeant qu’en asseyant de récupérer les documents. »

Frost : « Je pense que lui assigner la protection de Dameo semble être une bonne idée. Ça ne te dérange pas, Pierre ? »

Pierre : « Pas du tout ! S’il se sent plus à l’aise avec ça, je ne suis pas contre ! »

Frost : « Très bien, alors ! C’est décidé ! J’irais sur le champ de bataille avec Yan, Rena et Pierre, vous irez récupérer les documents, puis Rudeo restera ici, afin de protéger Dameo. »

 Soudain, Yan commence à courir.

Yan : « C’est dans cette direction ! »

Frost : « J’arrive ! »

 Frost rejoint Yan, tandis que Rena et Pierre partent dans la direction dans laquelle les deux avions ennemis se sont dirigé.

 De son côté, Rudeo va s’occuper de la protection de Dameo et sa mère.

※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※

  Après un bon moment de route, Yan est de retour sur le champ de bataille, maintenant accompagné d’un allié.

Yan : « C’est par là ! »

Frost : « Compris ! »

 Yan et Frost arrivent dans le camp ennemi où une dizaine de soldat commencent à tirer.

Frost : « Derrière moi ! »

Yan : « Oui ! »

 À la grande surprise de Yan, Frost fait apparaitre un grand mur de glace sans incanter. Non seulement sa magie semble plus puissante, mais en plus il est capable de l’utiliser sans incantation.

 Soudain, l’homme à la magie de glace créer une faucille de glace qu’il fait apparaitre dans sa main droite et fonce sur les ennemis.

 Il est si fort que Yan n’aura pas eu besoin d’utiliser son arme de poing.

 Maniant son arme de glace à la perfection, Frost se fraye un chemin vers le second bunker. Finalement, ils finissent par le trouver et pénètre à l’intérieur à l’aide d’un puissant sort de glace.

 Pénétrant à l’intérieur, Yan et Frost éliminent, à eux seuls, tous les ennemis s’y trouvant.

 Au même moment, des soldats alliés arrivent et constatent que tous les ennemis ont été tué. Les soldats alliés sont accompagnés du major Wiles.

Wiles : « Beau travaille, soldat Yan. Cette mission est, maintenant, terminé. Nous reviendrons vers vous pour la prochaine. Sinon, qui est avec vous ? Je ne le reconnais pas. »

Frost : « Je me nomme Frost. Vous êtes le major Wiles, n’est-ce pas ? »

Wiles : « C’est exact. Et qu’est-ce qui vous amène ici ? »

Frost : « Je souhaiterais vous aider à récupérer Neymarch, afin de pouvoir envoyé un jeune garçon et sa mère en lieu sûr. »

Wiles : « Je vois. C’est d’accord. Cependant, nous devons, tout d’abord, terminer l’opération Esterion. »

Frost : « Ne venons-nous pas de la terminer ? »

Wiles : « Non. Le bût final de l’opération est de récupérer la ville du même nom. Pour ça, il nous fallait, d’abord, récupérer la base Neptune, ce que vous nous avez aider à faire, et de récupérer des documents important pour la réussite de cette opération. »

Frost : « Justement, j’ai envoyé mes compagnons à leur recherche. »

Wiles : « Parfait. »

Frost : « Mais alors, qu’elle est le nom de cette mission ? »

Wiles : « Son nom est le Jour J. »