Il faut le protéger !
Nous vivions des jours heureux dans cette jolie ville où, malgré la guerre, régnait une paie absolue. Les crimes étaient si rare qu’il devait y en avoir approximativement deux par année.
Pourtant, ça ne les a pas empêcher de profité de l’absence des hommes envoyés en combat en tant que soldat de la patrie.
Les avions de chasses passèrent au-dessus de la ville et c’est alors que nous avions compris que la ville était attaqué. Malheureusement, c’était trop tard. La ville à été incendié et bombardé. Des soldats ennemis pénétrèrent et fouillèrent la ville de fond en comble.
Il y en avait partout. Des victimes, des cadavres et des soldats ennemis. Tuant, sans distinction, femmes et enfants qui n’étaient pas apte à travailler pour eux, pendant que les autres étaient capturé, puis amené dans des camps où ils travailleraient comme des esclaves.
Tel était le quotidien de la majeur partie des survivants, à ce moment-là. Tel était la façon de faire des pays ennemis, lors de cette guerre continentale.
C’est ainsi que ma vie tourna au cauchemar, à l’âge de cinq ans.
※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※
Le ciel bleu laisse place à l’horrible gris amené par les bombes ayant explosé la quasi-totalité de la ville. Il doit rester peu de survivant avec les dizaines de bombes ayant explosé.
Dans un petit quartier où aucune maison n’a résisté au bombardement, une des habitations s’était écroulé sur un petit garçon. Ses cheveux noirs sont recouverts de poussière et ses yeux violets implorent de l’aide.
Malgré sa vision flouté, le garçon aperçoit une fille courant vers lui. Il finit par la reconnaitre, alors qu’elle arrive à proximité de lui. La jeune fille plus âgée que lui est sa grande sœur Ruko.
La fillette âgé de neuf ans, épuisé, car elle a dû courir afin de trouver son petit frère, semble soulagé de le voir, même dans cet état.
Ruko : “Dameo ! Dameo, est-ce que ça va ? Tu n’es pas blessé, j’espère !“
Regardant son inquiète grande sœur, le garçon s’appelant Dameo hoche la tête négativement, ce qui rassure la jeune fille.
Dameo : “Grande sœur ?“
Ruko : “Qui a-t ’il, Dameo ?“
Dameo : “Je n’arrive pas à bouger ma jambe droite. Je crois qu’elle est bloqué.“
Regardant vers l’endroit où pourrait se trouver la jambe coincé de son frère, elle tourne le regard autour d’elle, scrutant les environs en espérant trouver quelque chose.
Ruko : “Attends un petit peu. Je vais essayer de te sortir de là.“
Aussitôt a-t’ elle annoncé son but, la fillette part à la recherche de quelque chose qui pourrait l’aider à libérer le garçon. Revenant quelques secondes plus-tard, elle revient avec une planche de bois faisant la taille de son bras.
La fillette aux longs cheveux noirs et aux yeux d’améthystes insère sa trouvaille dans les décombres de la maison qui s’est écoulé sur le gamin et pousse, de toutes ses forces, vers le bas.
Malheureusement, elle n’a pas la force suffisante afin de soulever les décombres à l’aide du morceau de bois. Malgré tout, elle n’abandonne pas. Pour elle, il est hors de question d’abandonner son frère. Pourtant, tous ses efforts sont vains, puisque la planche de bois finit par céder.
C’est alors qu’elle commence à entendre des bruits de pas se dirigeant vers leur direction. Comprenant de quoi il s’agit, elle décide de prendre les choses en main.
Ruko : “Dameo… Je sais que tu ne peux pas sortir de là, mais peux-tu y entrer ?“
Dameo : “Y entrer ? Pourquoi ?“
Ruko : “Des messieurs souhaitent faire une partie de cache-cache alors je me disais qu’on pourrait y participer tous les deux.“
Dameo : “Un cache-cache ?“
Ruko : “C’est pour ça que je me demandais si tu pouvais te cacher dans les décombres.“
Dameo : “Je vais essayer.“
C’est alors que Dameo tente de se replier et d’entrer sa tête dans les décombres qui coincent sa jambe droite.
Dameo : “Comme ça ?“
Ruko : “Oui, c’est parfait !“
Ramassant la planche en bois qui a été divisé en deux, Ruko est positionne afin de cacher totalement Dameo, mais en lui permettant de voir l’extérieur.
Ruko : “Ici, tu seras en sécurité.“
Murmurant pour elle-même, la fillette semble satisfaite du résultat. Malheureusement, elle ne pourra savourer ce sentiment que quelques secondes, car deux hommes faisant partis des soldats ennemis la repèrent.
Soldat : “Hé toi ! Reviens ici !“
Voyant les soldats s’approcher, Ruko prend la fuite, laissant le pauvre Dameo pensant faire un simple cache-cache. Heureusement pour lui, les soldats ne l’ont pas aperçu et ont continué de poursuivre sa petite sœur.
C’est alors qu’il ferme ses yeux et finit par s’endormir à l’intérieur des décombres de ce qui était la maison dans laquelle il vivait joyeusement avec sa sœur et ses parents, quelques heures plus-tôt.
※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※
Durant tout ce temps où il est resté caché, Dameo s’est réveillé à plusieurs reprises avant de se rendormir. À chacun de ses réveils, il sortait sa tête afin de voir si sa grande sœur revenait ou non et, dès qu’il entendait des bruits de pas, il rentrait sa tête à l’intérieur des décombres, afin de savoir de qui il s’agissait.
Cependant, cette fois-ci, son réveil fut provoqué par le son d’une explosion.
Réveillé en sursaut, à cause du gros bruit, il se forçait à ne pas crier à l’aide tout en se demandant ce qu’il s’était passé. C’est alors qu’il aperçoit une dizaine de soldat ennemi semblant prendre la fuite.
Ils venaient tous de là où il y avait eu l’explosion.
Une fois le champ libre, Dameo sort sa tête des décombres, espérant voir sa sœur arriver. Entendant des bruits de pas fonçant droit vers lui, il rétracte sa tête, pour se cacher de la personne qui approche.
Ne voyant pas sa sœur surgir, mais plutôt un homme semblant âgé de dix-huit ans, le petit garçon couvre sa bouche de ses mains sales, pensant que sa l’aiderait à diminuer le son que produit sa forte respiration.
Malgré tout, l’homme se tourne vers sa cachète et, intrigué par l’étrange façon dont les planches ont été positionnées, décide de retirer les deux morceaux de bois avant d’apercevoir le garçon.
Regardant, d’abord, le gamin d’un air attristé et empli de pitié, il se reprend et prend un air sérieux et déterminé.
Homme : “C’est une belle journée, à l’extérieur. Les oiseaux chantent et les fleurs s’épanouissent. Lors d’une telle journée, un enfant comme toi, ne devrait pas vivre un tel enfer.“
Regardant le ciel gris, l’enfant ne comprend pas ce que l’homme voulait dire.
L’homme a de courts cheveux noirs et les yeux bleus. Il porte des vêtements simples, mais, chose étrange, il n’est ni sale, ni blessé ou même exténué. Pourtant, il vient, lui-aussi, de là où avait eu lieu l’explosion et les soldats qui étaient passé un peu plus tôt.
Le mystérieux homme lève la main droite jusqu’à hauteur de son menton, la paume pointant vers le ciel grisâtre, et un pilier de glace apparait près de la jambe droite de Dameo, qui, malgré sa surprise, parvient à libérer sa jambe des décombres.
Pouvant, désormais, sortir de sa maison en ruine, il se lève et se dirige près de son sauveur.
Homme : “Tu n’as mal nulle-part ?“
Le garçon hoche la tête négativement, rassurant l’homme qui s’inquiète pour lui.
Frost : “Appel-moi Frost. Même si j’en ai pas l’air, j’ai plus de quarante ans, mais ne me vouvoies pas, s’il te plait. Et toi ? Quel est ton nom ?“
Dameo observe l’homme et décide de se présenter à son tour.
Dameo : “Je m’appelle Dameo et j’ai cinq ans.“
Frost : “Dameo ? Ce nom me plait bien !“
Voyant la mine enjoué de l’homme, le garçon ne peut s’empêcher de laisser paraitre un petit sourire timide.
Frost : “Je connais un lieu sûr où tu pourras te reposer et te nourrir. Souhaites-tu m’accompagner ?“
Dameo : “J’aimerais bien, mais je ne sais pas où son mes parents et ma grande sœur.“
Se tournant vers les décombres de la maison sous laquelle se trouvait le gamin un peu plus tôt, Frost lâche un soupire rassuré.
Frost : “Ils ne sont pas mort là-dessous, alors.“
Murmurant pour lui-même, Frost pose une main contre sa poitrine là où se trouve son cœur.
Frost : “S’il ne leur est rien arrivé, il y a de fortes chances pour qu’ils se trouvent là où je souhaiterais t’amener.“
Dameo : “Vous en êtes sûr ?“
Frost : “S’ils sont quelque part de sûr, c’est plus que probable qu’ils t’attendent là-bas.“
Dameo : “Dans ce cas, je suis d’accord pour vous accompagner.“
Frost : “Bien, nous pouvons y aller.“
※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※
Tandis qu’ils marchent en direction de l’endroit sûr dont parlait Frost, le garçon regarde autour de lui.
Tous les bâtiments sont en ruine. Aucun d’entre eux n’a survécu au bombardement. C’est alors qu’il décide de poser une question à l’homme.
Dameo : “Tout à l’heure, juste avant de vous rencontrer, je m’étais réveillé après avoir entendu un gros bruit. Savez-vous de quoi il s’agit ?“
Frost : “Il s’est passé bien des choses, dans cette ville, depuis ce matin. Je suppose que tu l’as déjà compris, mais cette ville n’est plus très sûr.“
Dameo : “N’est plus très sûr ?“
Frost : “Pourquoi sembles-tu étonnés ? Si tu ne t’en étais pas rendu comptes, pourquoi te cachais-tu ?“
Dameo : “Ma grande sœur m’avais dit de me cacher, car on jouait à cache-cache avec des messieurs.“
Posant sa main droite contre son visage, Frost sourit tristement.
Frost : “Voilà donc l’excuse que l’on t’a sortie afin d’éviter de te surprendre. Malheureusement, elle aurait dû te dire la vérité.“
Dameo : “Désolé, mais je ne comprends pas.“
Frost : “En fait, les hommes que tu voyais n’étaient pas des joueurs de cache-cache, mais les soldats d’un pays qui a décidé de prendre le contrôle de ton pays.“
Devant un gamin semblant dans l’incompréhension, l’homme cherche un moyen de pouvoir expliquer la situation à un gamin de cinq ans.
C’est après une dizaine de minutes qu’il parvient à le faire. Bien entendu, la réaction du garçon était prévu par l’homme.
Dameo : “Alors, ce seraient des bombes qui auraient explosé la ville ? Des bombes, comme dans les dessins animés ?“
Frost : “Les dessins animés ? Désolé, mais je ne sais pas si ce sont des bombes similaires à ceux qui se trouvent dans ton dessin animé. En fait, il se trouve que je n’en ai jamais regardé.“
Dameo : “Jamais ? Même pas quand tu étais un enfant ?“
Frost : “Non, moi, à ton âge, c’est la magie qui me passionnait. J’y consacrais tout mon temps.“
Dameo : “La magie ?“
Pensant au fait qu’il n’avait jamais pensé à faire de la magie, Dameo commence à vouloir en apprendre plus sur ce que Frost a utilisé pour le libérer. Cependant, quelque chose d’autre attire son attention.
Frost : “En revanche, je connais un ami qui en regardait plein quand il était gamin. En fait, il en regarde encore. Même certains de ses enfants en regardent un peu tous les jours.“
Dameo : “Un ami à toi ?“
Frost : “Oui. Enfin, j’espère pouvoir le considérer comme tel. Même si, après tout ce que j’ai fait dans le passé, je pense qu’il y ait des chances que je me méprenne.“
Dameo : “Et ils sont ici ?“
Frost : “Non, ils vivent très loin d’ici.“
Dameo : “Ah bon ?“
Frost lui offre un sourire et Dameo se rend compte de quelque chose.
Dameo : “Et toi ?“
Frost : “Moi ?“
Dameo : “Avant aujourd’hui, je ne t’avais jamais vu.“
Frost : “Dans les faits, la ville est plutôt grande.“
Dameo : “Toi aussi, tu viens de très loin ?“
Frost : “Oui. De très loin. Pour être plus précis, je viens du même endroit que lui.“
Tandis que la discussion semble se terminer, le binôme arrive enfin à destination.
Devant eux se trouve un grand bâtiment que deux hommes armés gardent.
Garde 1 : “Tu es de retour, Frost ?“
Frost : “Comme tu peux le voir !“
Garde 2 : “Tiens, tu ramènes un gamin ?“
Frost : “Oui. Il était coincé sous les décombres de sa maison. Il était seul, alors je lui ai proposé de venir et il a accepté.“
Garde 2 : “Venez, entrez !“
Les gardes se tassent après avoir ouvert les doubles portes en métal.
Frost et Dameo entrent à l’intérieur du grand bâtiment. C’est alors que Dameo comprend à quel point la guerre est quelque chose de désastreux.
En voyant la mine désemparé de certains, les regards vides de d’autres personnes, ceux qui souffre mentalement, physiquement ou des deux en même-temps, les médecins et bénévoles qui tentent de sauver des vies menaçant de disparaitre de ce monde, les cuisiniers donnant des rations à des gens auxquels il manque un bras, une jambe ou un autre membre de leur corps.
Dameo : “C’est…“
Frost : “C’est horrible, n’est-ce pas ? Même à ton âge, tu sembles comprendre à quel point la guerre est horrible.“
Frost observe les gens vivant dans ce bâtiment depuis, au plus tard, quelques minutes après le bombardement survenu ce matin. Il plisse les yeux en murmurant quelque chose pour lui-même.
Frost : “Et dire que j’aurais pu provoquer une catastrophe similaire avec mes idées à la con…“
Dameo : “Tu as dit quelque chose ?“
Frost : “Non, rien d’important.“
Dameo commence alors à rechercher ses parents et sa grande sœur, mais ne les trouve pas.
Dameo : “Frost…“
Tandis que le gamin allait demander à Frost des renseignements sur l’endroit où pourraient se trouver ses parents et sa grande sœur, un homme vient à leur rencontre.
Homme : “Tss ! S… Frost ! Qu’est-ce que tu fous accompagné d’un kid ?“
Frost : “Hein ?“
Entendant une voix l’interpeller, l’homme aux yeux de glace se tourne vers celle-ci.
Frost : “Ah, ce n’est que toi, Rudeo.“
Dameo scrute l’homme qui semble âgé de dix-huit ans. Il possède des cheveux bruns ni courts, ni longs. Sa frange cache son œil gauche, mais son œil droit est à découvert. Dameo remarque la couleur verte de celui-ci.
Frost : “Dameo, je te présente Rudeo, il a dix-huit ans. Quant à toi, Rudeo, je te présente Dameo. Il est âgé de cinq ans et je l’ai libéré des décombres de sa maison dans lesquels il était coincé.“
Rudeo : “Je me fiche de qui il est ! Ne t’en approche pas !“
Frost soupire avant de répondre au commentaire du colérique Rudeo.
Frost : “Tu sais, tu n’as pas besoin d’être aussi méfiant envers moi. Je ne lui ferais aucun mal.“
Rudeo : “Ne pas me méfier de toi serait une erreur qui pourrait se révéler être mortelle. Je préfèrerais mourir que de te faire confiance. Si mon père ne te faisait pas confiance, je ne serais pas venu avec le meurtrier de ma grand-mère.“
Frost : “Tu as le sang de tes deux parents, les cheveux de ton père et les yeux de ta mère, mais je me demande de qui tu tiens ce caractère. Peut-être de ton père ? Il avait le même regard de haine, à l’époque. Cependant, même si je n’attends pas à être pardonné, je souhaite, tout comme vous, sauvez ces mondes.“
Rudeo : “Tss !“
Rudeo part de la salle dans laquelle Frost avait amené Dameo. Regardant le jeune au regard empli de haine, Frost, lui, a un regard empli de tristesse. Il semble regretter ses actes, mais il est conscient que ça ne change rien à ce qu’il a fait et au fait qu’il ne pourra, sans doute, ne jamais se faire pardonner.
L’ambiance pesante qu’avait instauré le jeune homme disparait petit à petit. C’est alors que Dameo se décide à poser sa question à Frost.
Dameo : “Est-ce que tu saurais où je devrais chercher, pour trouver ma famille ?“
Frost : “Si tu ne les as pas trouvé ici, tu devrais aller jeter un œil aux étages supérieurs.“
Dameo : “D’accord !“
Le gamin part aux pas de courses en direction des escaliers. Frost, quant à lui, reste au même endroit et regarde le garçon âgé de cinq ans monter les escaliers avec un regard déterminé.
Frost : “J’espère que tu vivras.“
Le garçon disparait, arrivant au premier étage sur les cinq que possède le grand bâtiment.
Fouillant étage par étage, Dameo cherche ardument sa famille qui ne donne aucun signe de vie. C’est alors qu’il arrive à l’avant-dernier étage.
En arrivant à cet étage, il se fait interpeller par une homme et une femme dont il reconnait leur voix.
Dameo : “Maman ! Papa !“
Ses parents courent dans sa direction tandis que le garçon voit des larmes sortir de ses yeux violets.
Sautant dans les bras de ses parents, le garçon pleure de joie. C’est ainsi qu’il venait de retrouver ses parents.
※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※ ※
De son côté, Frost part à la rencontre d’une jeune fille, au rez-de-chaussée. Celle-ci semble âgée de dix-sept ans. Cependant, comme pour Frost, les apparence sont trompeuses.
Frost : “Salut, Rena. Comment vas-tu ?“
Rena : “Il semblerait qu’il n’a pas encore envie de travailler avec toi.“
Frost : “Si tu parles de Rudeo, saches que ça m’est égal. Tant qu’il ne m’empêche pas d’accomplir le plan, il peut réagir envers moi comme il le souhaite.“
Rena : “Même si tu aurais préféré qu’il ne le fasse pas devant le gamin.“
Frost : “Tu as tout compris, Sorcière de l’espérance.“
Rena : “Pourquoi tu m’appelles par mon titre ?“
Frost : “Pour leur faire découvrir ta véritable identité.“
Rena : “T’es toujours prêt à briser les lois, toi.“
Frost : “Ces lois qui nous sont imposés, j’en veux pas forcément. Et puis, il y en a qui vont vachement plus loin que ça.“
Rena : “Je le sais bien, ça. C’est sans doute pour ça qu’il ne semble pas si pressé de te tuer.“
Frost : “Pourtant, il le souhaite du plus profond de son être.“
La jeune fille aux longs cheveux blonds et aux yeux bruns dévisage l’homme se trouvant devant lui. Elle se demande comment il a pu finir comme ça.
Rena : “Je connais toute l’histoire à partir du moment où tu as commencé ton plan. Pas celui-ci, mais celui qui l’a impliqué. Pourtant, je ne connais rien de ce qu’il s’est passé avant ça.“
Frost : “Et, pour l’instant, tu n’en sauras rien. Je n’ai pas envie d’en parler, pour le moment.“
Rena : “D’accord. Je ne t’embêterais pas avec ça.“
Frost : “Tu es très différente des sorcières que j’ai rencontré dans le passé.“
Rena : “Les sept sorcières des vertus ne sont pas comme celles des péchés capitaux ou des éléments et celles qui existent dans d’autres Historia.“
Frost : “Si tu le dis. Enfin, ce n’est pas comme si je ne pouvais pas te croire. Vu le nombre de temps passé à tes côtés, je sais que tu ne penses pas comme elles.“
Rena : “C’est vrai que tu en as côtoyé un bon nombre.“
Frost : “Et pour l’une d’entre-elles, je ne le regrette pas.“
Rena : “Bah, ça prouve qu’elles ne sont pas toutes mauvaises.“
Frost : “Tu n’as pas tords.“
Tandis que Rena et Frost semblent discuter de tout et n’importe-quoi, une explosion survient à l’entrée.
Un homme fonce droit sur le duo qui pare l’attaque.
Frost : “Qui t’es, fils de pute ?“
Homme : “Fils de pute ? Quelle gentillesse !“
Face à une tel réponse, Frost bondit vers l’arrière et Rena fait de même.
Frost : “Pour répondre ainsi, tu ne dois pas être normal.“
Homme : “Ça ce n’est que ton avis sur la normalité. En fait, celle-ci n’est-elle pas propre à chacun ? De mon point de vue, je suis la personne normale et, toi, tu es la personne anormale. Comme tu peux le voir, ce n’est que mon avis subjectif, ma liberté et ma justice.“
Frost : “Rena, tu pourrais retiré ce que tu as dit un peu plus tôt ?“
Rena : “T’as raison. Quand j’ai dit ce que j’ai dit, je l’avais complètement oublié.“
Stan : “Mon nom est Stan Delfort, alias, l’évêque de la justice !“
Frost : “Stan Delfort ? Rena, tu le connais ?“
Rena : “Pas du tout. En fait, avant qu’il arrive et qu’il parle de justice, je ne savais même pas qu’elle avait un évêque.“
Stan : “Ça tombe bien que tu en parles, puisque je ne suis pas venu seul !“
Frost et Rena : “Merde…“
Femme : “Salut tout le monde !“
Stan : “Je vous présente, ma princesse. Erina, la sorcière de la justice !“
Frost et Rena observent “L’évêque“ et la sorcière de la justice avec un regard démontrant leur dégoût.
Erina : “Alors, Rena ! Tu n’es pas contente de me revoir ?“
Rena : “Si tu aurais pu mourir, il y a douze ans, j’en aurais été très ravie…“
Erina : “Haha ! J’adore ton sens de l’humour.“
La sorcière au nom de Erina à de longs cheveux dorés et des yeux flamboyants.
Frost : “Des cheveux blonds et des yeux rouges ? Elle me fait penser à une vampire.“
Rena : “Tu dis ça, car tu en connais une ?“
Frost : “Peut-être bien.“
Frost observe l’homme qu’il ne connait pas. Celui-ci s’est présenté en tant qu’évêque de la justice. Habituellement, on appel évêque les humains qui pactise avec une des sept sorcières des vertus.
Frost : “Ce qui veut dire que ce gars aux cheveux violets et aux yeux bleus aurait pactisé avec cette folle ?“
Stan : “Comment oses-tu traiter la princesse de folle ?“
Rena : “Personnellement, je suis d’accord avec lui. Aussi, puisque vous vous êtes présenté, on va faire de même. Mon nom est Rena. Je suis aussi connu sous le titre de Sorcière de l’espérance.“
C’est alors qu’elle présente Frost.
Rena : “Et lui, c’est mon évêque. C’est-à-dire, l’évêque de l’espérance. Son nom est Frost.“
Stan : “Frost ? Juste Frost ? Est-ce un esclave pour ne pas avoir de nom de famille ?“
Frost : “Parce que je n’ai pas le droit de le garder secret ?“
Stan : “Sale égoïste ! Moi, je me suis présenté avec mon prénom et mon nom de famille ! Tu devrais faire de même ! Sinon, c’est une atteinte à ma liberté et à ma justice ! Aussi, si tu avoues être un esclave de cette arrogante sorcière, j’utiliserais mes pouvoir pour te libérer et te protéger avec l’aide de la justice !“
L’homme aux cheveux noirs se tourne vers sa partenaire.
Frost : “J’espère que tous les évêques ne sont pas comme ça !“
Rena : “Eh bien, non, puisque tu n’es pas comme ça, toi.“
Frost : “Pas faux. Après, je ne viens pas d’ici.“
Rena : “Ça tombe bien, car moi non-plus.“
Erina : “Hé ho ! Puis-je m’incruster dans votre conversation ? Ça m’intéresse !“
Frost et Rena : “Non !“
Erina : “Alors, pour ma part, je viens d’Ahrgot un pays tout à l’est du continent du nord ! Et Stan, lui, est originaire de Norstègis !“
Tandis que la sorcière de la justice semble occupé, Rena lui fonce dessus en l’attaquant à l’aide d’une étrange magie qui lui permet de tirer des rayons de lumière.
Les projectiles foncent rapidement sur leur cible et Rena continue son chemin vers la sorcière qui fait apparaitre un révolver et tire sur les projectiles.
Frost : “Le combat vient de commencer !“
Frost observe l’évêque ennemi et lui demande,
Frost : “Qu’êtes-vous venu faire dans cette base conçu pour les survivants ?“
Stan : “Hein ? Ton amie attaque ma princesse et, toi, tu souhaites me faire la conversation ?“
Frost : “Réponds à ma question !“
Stan : “Nous sommes venu pour tuer tous les survivants.“
Voyant un regard qu’il reconnait, Frost plisse les yeux et claque de la langue.
Frost : “Tsk !“
Stan a le regard d’un fou assoiffé de sang. C’est un regard effrayant.
Frost : “Me fais pas me souvenir de ce à quoi je ressemblais avant !“
Stan : “Hein ? Hehe ! Je te ferais goûter à ma justice !“
Frost : “En quoi est-ce de la justice de s’attaquer à des innocents ?“
Stan : “Des innocents ? Ces créatures qui ne valent pas mieux que des insectes ? Ils puent la merde et sont similaires à des bactéries ! Leur sang impur pourrait contaminer les autres pays ! C’est pour cette raison qu’il faut les exterminer ! C’est ça la justice !“
Frost : “Tu n’es qu’une merde !“
Aussitôt dit, l’homme aux yeux bleus lève le bras droit et une lance de glace fonce sur Stan qui se fait transpercer.
L’évêque reste debout, son sang s’écrasant sur le sol sale.
Stan : “Tu veux crever ?“
C’est alors que Frost aperçoit un révolver apparaitre dans la main droite de l’homme qu’il a transpercé. Sur ses cheveux violet, Stan obtient un chapeau semblable à ceux que portaient les cowboys.
Frost : “Le don de la justice, hein ?“
Stan pointe, alors, son arme en direction de l’homme au regard de couleur glace.
Stan : “Un dernier mot avant de mourir.“
Disant ça avec un sourire de fou à lier, l’évêque de la justice tire une balle qui n’atteint pas Frost qui venait de lever le bras droit devant lui afin d’invoquer un pilier de glace.
Stan : “Quelle belle magie de glace !“
Frost : “Merci pour ce compliment ! Cependant, si tu souhaitais que je me laisser crever pour ça, c’est loin d’être suffisant ! Je dois encore expier mes crimes !“
Stan : “Alors, comme ça, tu aurais commis des crimes ? Au nom de la justice, tu mourras afin de venger tes victimes !“
Frost : “T’es qu’une merde qui utilise la justice pour justifier tous tes actes de merde.“
Stan : “Tu es bien grossier, dis-moi !“
Frost : “Qu’est-ce que j’en ai à faire ?“
Dirigeant la paume de sa main vers son ennemi, Frost prend un air effrayant et esquisse le même sourire qu’un tueur en série appréciant tuer ses victimes ferait.
Stan : “Tu es effrayant.“
Frost : “Tu peux bien parler, avec ton rictus de tout à l’heure.“
C’est alors qu’une épée apparait dans la main droite tendu et une faucille dans celle de gauche.
Frost : “Je vais te défoncer !“
Stan : “On verra bien.“
Les deux hommes se mettent en position et commencent à foncer l’un sur l’autre.
Stan dégaine un couteau de combat et tire plusieurs balles vers Frost qui les pare toutes en les frappant avec sa lame de glace.
De leur côté, les sorcières se battent depuis un moment. Aucune des deux n’a l’avantage sur la seconde.
Les survivants qui ont été réuni dans le grand bâtiment commencent tous à s’éloigner, à l’exception des médecins qui ne peuvent pas déplacer les malades et les blessés.
Frappant de toutes ses forces, l’homme aux armes de glace souhaite ne laisser aucune chance à son adversaire de riposter.
Celui-ci ne peut que parer les coups avec son seul couteau. Son révolver est inutile, puisqu’il ne peut pas l’utiliser pour attaquer à courte distance et sa taille est trop petite pour pouvoir lui permettre de se défendre des multiples coups donné par Frost.
Stan : “Merde ! T’es vachement fort, en fait !“
Frost ne répond pas à Stan et, lassé de répéter les mêmes gestes indéfiniment, il transforme sa faucille en chaine de glace qu’il utilise pour attraper la jambe gauche de son adversaire.
Stan : “Eh ? Que… Qu’est-ce que tu fais ?“
Frost : “Ta gueule !“
Donnant un dernier coup d’épée, il réussi à faire en sorte que l’évêque de la justice lâche son couteau, se tourne à cent-quatre-vingts degrés et donne un gros coup vers l’avant avec la main qui tient la chaine de glace.
Le résultat de tous ces enchainements est l’envole de l’homme aux cheveux violets et son atterrissage douloureux sur le mur devant Frost.
Stan : “Aie ! Ça fait super mal ! Ouch !“
Se relevant tout en chouinant, Stan pointe son révolver vers Frost, mais celui-ci frappe avec sa chaine afin de faire lâcher son arme à l’homme aux cheveux violets.
Stan : “Merde !“
Frost : “Tu es bien grossier !“
Ressentant toujours de la douleur, Stan se met à rire.
Stan : “Tu es vachement drôle !“
Frost : “Je sais. On me le dis souvent.“
Stan : “J’étais sarcastique.“
Frost : “Ça aussi, je le savais.“
L’homme aux yeux bleus plus foncés que ceux de son adversaire regarde ses deux armes qui se trouvent au sol et hors d’atteinte.
Frost : “Il semblerait que ce soit moi et ma partenaire qui avons gagner !“
Tandis que le combat semblait sur le point de se terminer sur la victoire de l’homme aux cheveux noirs, une vingtaine de soldat, appartenant à un pays ennemi, arrivent à l’intérieur du bâtiment et commencent à tirer sur tous les survivants de la villes.
Qu’ils soient épuisés, malades ou sur le point de mourir, tous furent tuer par les soldats. C’est alors que certains décidèrent de monter aux étages supérieurs.
Stan : “Hahaha ! Alors, mon cher Frost ? Qu’est-ce que tu en penses ? Il semblerais que, en fin de compte, ce soit ma princesse et moi qui avons gagné !“
En voyant ça, Frost pâlit.
Frost : “Dameo… Il faut le protéger !“
Fin du premier chapitre de Dameo