L’histoire de Penelope et Damien – Prologue

Penelope Lachance

 Marchant en direction de la porte double menant à l’extérieur, la fillette aux longs cheveux blonds avance dans l’espoir de retrouver son père. C’est en arrivant dehors qu’elle finit par le retrouver.

Fillette : “Papa, je peux m’assoir à côté de toi ?“

 Observant son père, grand et costaux, assis sur l’escalier en bois le plus élevé, la fillette le regarde de ses yeux rouges.

 L’homme tourne la tête vers la gamine blonde, tenant plus de sa mère que de lui, qui s’approche lentement vers lui. Il retourne la tête vers l’avant et acquiesce d’un hochement de tête.

 La petite fille sourit et se précipite vers lui avant de s’assoir juste à côté.

Fillette : “Papa, est-ce que tu es gentil ?“

 Le père regarde sa fille alors qu’il essaie de comprendre le sens de sa question. Il lève le bras droit qu’il amène vers son cou afin de prendre un collier sur lequel une plaque en métal est accroché. Sur cette petite plaque rectangulaire, il y est inscrit “Gord Doski Lachance“. Il sert l’objet dans sa main et observe la vue qui s’offre à lui.

 Un léger vent arrive, balayant ses courts cheveux bruns tandis qu’il observe, de ses yeux de couleur doré, un groupe d’oiseau volant au-dessus d’eux.

Gord : “Non, Penelope. Je ne suis pas un “gentil“ comme tu le penses.“

Penelope : “Alors, tu es un méchant ?“

Gord : “C’est ce que les gens disent de moi et de ma faction.“

 La fillette se lève brusquement, les larmes aux yeux.

Penelope : “C’est pas vrai ! Tu n’es pas un méchant ! Ils disent n’importe quoi !“

Gord : “Personnellement, je pense qu’ils n’ont pas tords.“

Penelope : “Tu n’es pas un méchant ! Sinon, tu ne m’aurais pas protégé tout ce temps !“

Gord : “Tu sais, Penelope, si je te protège, ce n’est pas, car je suis gentil, mais parce que je tiens à toi. J’ai déjà perdu ta mère alors je refuse de perdre ma fille aussi.“

 La fillette, semblant comprendre ce que son père souhaite lui expliquer, se rassoit, lève ses genou et blotti sa tête dans ceux-ci.

Gord : “Ce que je fais est mal, mais, en même-temps, c’est nécessaire.“

Penelope : “C’est nécessaire ?“

Gord : “À mes yeux, oui ça l’est.“

Penelope : “Dans ce cas…“

 Retirant sa tête de ses genou, la fille se relève, mais, cette fois-ci, de façon plus tranquille.

Penelope : “Dans ce cas, quand je serais grande, je t’aiderais !“

Ainsi, la fillette prononça ce souhait avec une grande détermination. Ce souhait sera, dorénavant, celui de cette fillette s’appelant Penelope Lachance.


Fin du prologue