Une nouvelle amie
Cela fais à peu près deux mois que je me suis réveillé dans un autre monde que celui dans lequel je suis né. Il y a pas mal de différence entre celui-ci et lui d’où je suis originaire, mais il en reste très semblable.
Au début, ce fut compliqué. Que ce soit au niveau de l’écriture ou de la langue parlé, je n’y comprenais rien du tout. Pourtant, maintenant que deux mois ont passé, je suis enfin capable de parler et de lire la langue de ce monde. Enfin, plutôt de ce pays, si les langues sont similaires à celles de mon monde.
N’ayant vécu qu’à Karagaki, un des nombreux pays de ce monde, je ne sais pas encore si la langue diffère d’un pays à l’autre, comme sur Terre.
Ne sachant pas comment rentrer chez-moi, ni même si c’est possible, j’ai décider de garder cette évidence en mémoire : Il est possible que, dorénavant, je vive ici, et ce jusqu’à ma mort.
En soit, l’idée ne me plaisait pas, avant mon réveil dans ce désert de verdure. J’étais plutôt doué à l’école, mes notes étaient plus élevés que la moyenne, je savais déjà ce que je voulais faire plus-tard, j’étais déterminé à rentrer dans une école qui me permettrait de faire le métier de mon choix, j’avais des amis, et des parents.
Bien sûr, la vie n’était pas si simple, mais je n’étais pas à plaindre.
Si quelqu’un me demandait : « Qu’est-ce qui te manque de ton ancienne vie ? » des choses à citer, j’en aurais quand-même pas mal. Pourtant, deux mois plus-tard, est-ce que je penses toujours de la même façon ?
Il est clair que j’ai beaucoup de regret, mais je n’y peux rien. Je suis coincé ici, et… la vie n’est pas si mal, non-plus.
Dans mon monde, on était en 2016. Une adaptation de mon « light novel » préféré venait de commencer et j’étais prêt à regarder chacun des épisodes hebdomadaires. Ce n’est rien ! Ce n’est pas comme si la Terre avait été détruite, avant mon arrivé ici. Du moins, je n’en ai pas eu vent.
Je me souviens aussi que ce n’était pas simple de sociabilisé, au début. Je me baladais dans la ville avoisinant la plaine où je me suis réveillé, le premier jour, sans savoir, ni parler, ni lire la langue de ce pays. Quand j’essayais de discuter avec les habitants de Winsden, la plupart des gens tentaient, maladroitement, de s’éloigner, tandis que les autres m’ignoraient.
Ça a bien dû durer deux semaines entières, avant que ça ne change. Pourtant, un jour, tout a changé. À ce moment-là, mes bras pendaient péniblement, dirigés par le vent printanier qui s’installait.
Ce jour-là, je suis tombé sur une petite fille. Elle semblait âgée de dix ans, ce qui fut confirmé par cette même petite fille, quelques jours plus tard, soit sept ans de moins que moi.
Sa longue chevelure noire imitait mes bras et ses yeux d’un bleu magnifique, semblable à celui de la glace, m’examinaient sans aucune once de discrimination. Son visage était décoré d’un mignon petit sourire et de deux petites joues qui étaient un peu rosées.
Pour ce qui est de ses vêtements, elle portait une veste bleue par-dessus un t-shirt noir, des pantalons bruns et une paire de bottes noires qui semblaient assez usées.
À ce moment-là, je me souviens avoir pensé qu’une chemise noire ouverte recouvrant un vêtement d’un bleu similaire à celui de ses yeux avec de petites bottes de la même couleur lui iraient mieux. En fait, je me souviens qu’en plus de le penser, je l’avais aussi murmuré. De plus, la jeune fille elle-même m’avait entendu.
C’est alors qu’une discussion, différente des précédentes, débuta.
Jeune fille : « Désolé, mais je ne comprends pas ce que vous dites. »
Étranger : « Hum… Bonjour… »
Jeune fille : « … « Bonjour » ? »
Étranger : « Je le savais… C’était à prévoir. C’était sûr à cent pour cent que tu ne pourrais pas me comprendre… »
??? : « Ouaf ! »
Une discussion assez étrange entre deux inconnus parlant une langue différente fut interrompu par un aboiement venu de nulle-part.
Étranger : « Un chien ? »
Chien : « Ouaf ! »
Un énorme chien avec des yeux de couleur rouge me regardait amicalement. C’est alors que ses yeux commencèrent à scintiller et une étrange lumière rougeâtre s’en échappa avant de former un étrange fil qui se relia à mon front et à celui de la jeune fille.
Étranger : « Qu’est-ce que c’est ? »
Tandis que je posais cette question, les yeux du chiens redevinrent normaux, même si le fil restait présent, flottant et ondulant comme les vagues que l’on peut voir à la plage.
Jeune fille : « Tient ! Maintenant, je peux vous comprendre. »
Étranger : « Hein ? »
À ma grande surprise, elle semblait être en mesure de me comprendre. Pourtant, ce qui me surpris le plus était le fait que je puisse aussi la comprendre.
Étranger : « Tu peux me comprendre ? »
Jeune fille : « On dirait bien ! »
Son sourire restait présent, tandis qu’une discussion normale pu démarrer.
Jack : « Je m’appelle Jack. Et toi, comment tu t’appelles ? »
Lora : « Lora. Je m’appelle Lora. Ravis de te rencontrer, Jack ! »
Jack : « De même ! »
Après ça, nous avons commencé à discuter un petit peu, afin de mieux se connaitre. Tout d’abord, je me suis demandé comment une aussi jeune fille pouvait se sentir aussi à l’aise en discutant avec un homme aussi âgé que moi. Je ne suis certes pas encore majeur, mais j’ai tout de même sept années de plus. Et puis, même si elle ne le savais pas encore, la différence d’âge se faisait sentir juste avec nos deux apparences.
C’est alors qu’elle m’expliqua que si quelqu’un de malintentionné devait l’approcher, le chien, s’appelant Rod, le détecterait aussitôt et tenterait de faire fuir l’inconnu.
C’est alors que je me suis posé une seconde question.
Jack : « Qu’est-ce que ce chien à de spécial ? »
Lora : « Il s’agit d’un esprit. »
Jack : « Un esprit ? »
Ayant lu pas mal de roman de fantaisie, vu bien des séries et lu quelques mangas du même genre, j’avais déjà une idée de ce qu’étaient les esprits. Si ma phrase ressemblait autant à une question, c’est surtout dû au fait que je fus surpris d’en voir un de mes propres yeux.
Même s’il était évident que ce monde est différent au miens, c’était la première fois que j’entendais parler d’esprit et que j’en voyait un.
Malgré tout, je fus soulagé d’apprendre que les animaux tels que je les connais sont aussi présents dans ce monde et qu’il en est de même pour leurs races. J’ai aussi appris que Rod faisait partis des Leonbergers.
Au bout d’un moment, une idée vint à l’esprit de Lora.
Lora : « Puisque c’est grâce à Rod que nous pouvons nous comprendre, je penses que tu ferais mieux d’apprendre la langue de notre pays, Mr. l’étranger. »
Tout en me disant ça, je vis un nouveau sourire se dessiner sur son visage.
Jack : « C’est pas faux. J’aimerais bien en être capable. »
C’est alors que Lora m’emmena à un endroit se situant hors de la ville. Lorsque nous sommes arrivé, on se trouvait près d’une petite maison en bois. J’ai commencé à regarder autour de moi, puis j’ai repéré un endroit qui m’était familier. En fait, la cabane en bois se trouvait assez près de l’endroit où je me suis réveillé la première fois.
Le temps que j’explore les environs du regard, Lora eu le temps de ressortir de la maison avec un livre. Celui-ci n’était ni trop gros, ni trop mince.
Jack : « Qu’est-ce que c’est ? »
Lora : « C’est un livre, qui te permettra d’apprendre la base de la langue de Karagaki. »
Jack : « Attends ! Tu veux me le donner ? »
Lora : « Pourquoi pas ? Je ne vois pas vraiment à quoi il pourrait me servir. »
Jack : « D’accord, mais tu en es sûr ? »
Lora : « Bah oui ! »
C’est alors qu’elle tendit les bras, le livre tenu par ses deux petites mains. Je le pris et le regarda quelques secondes.
Jack : « Merci beaucoup ! »
Lora : « De rien ! Mais… »
Tandis qu’elle semblait vouloir changer de sujet, elle prit une pause.
Jack : « Hmm ? »
Lora : « Est-ce que tu as un endroit où dormir ? Tu n’es pas d’ici, tu ne sais ni parler notre langue, ni lire notre écriture. Et puis, tu ne sembles pas avoir d’argent non-plus. Comment tu as fait pour survivre ? »
Jack : « Eh bien, je n’ai pas d’endroit où dormir à proprement parler. »
En me tournant vers le côté droit de la maison, j’ai pointé en direction de la forêt situé tout près.
Jack : « Normalement, je me trouve un endroit un minimum confortable et je m’y installe pour dormir. »
C’est alors que Lora avait fait une grimace, lorsqu’elle avait entendu ma réponse.
Lora : « Tu dormais à la belle étoile, malgré ce froid ? »
Jack : « C’est ça. »
Lora : « Et tu faisais comment pour manger ? »
Jack : « Je chassais. »
Lora : « Tu chassais ? »
Jack : « Ouais ! Il y a des monstres qui vivent dans la forêt. Au début, je trouvais la nourriture assez peu comestible, mais quand on s’y habitue, elle n’est pas si mauvaise que ça. »
Lora : « Si tu continu comme ça, tu vas finir par mourir ! »
Jack : « Quand bien même, tu veux que je fasses quoi ? »
Lora : « Tu peux vivre chez moi ! »
Jack : « Chez toi ? »
Lora : « C’est ça ! Je vis dans cette maison ! Si tu veux, tu peux venir y vivre, toi aussi ! »
Jack : « Attends un instant ! »
Levant les deux bras devant moi, j’ai commencé à balayer mes mains dans tous les sens, alors que Lora proposait de me laisser vivre chez elle.
Jack : « C’est pas normal de proposer ça à quelqu’un que tu viens de rencontrer ! »
Lora : « C’est pas grave ! Tu es sympa et Rod semble aussi t’apprécier ! »
Rod : « Ouaf ! »
La queue de Rod commença à bouger rapidement de gauche à droite sans s’arrêter.
Ne trouvant pas la situation normale, je cherchais une excuse pour refuser gentiment sa demande.
Jack : « Tes parents seraient d’accord ? »
Lora : « Je ne sais pas vraiment s’ils seraient d’accord, mais ils sont partis aider des amis à eux qui ont commencés à construire un village près d’une forêt où vivent des gardiens. »
Jack : « Ils ne sont pas là ? Des gardiens ? »
Lora m’expliqua ce que sont les gardiens. Il s’agirait d’une race né du dieu ayant donné naissance aux esprits et de la déesse ayant donné naissance aux humains, afin de protéger les esprits qui étaient, autrefois, en proie aux humains.
Enfin, à ce moment-là, je n’étais pas encore à jour quant aux croyances de ce monde.
Lora : « Puisque je vis seule, il m’arrive de me sentir un peu trop seule. »
Jack : « Mais tu ne vis pas avec Rod ? »
Lora me répondit d’un simple hochement de la tête allant de gauche à droite.
Lora : « En fait, Rod ne m’appartient pas. Il vit avec l’une de mes amies. C’est juste qu’elle avait quelque chose à faire, aujourd’hui. Du coup, elle m’a demandé de rester avec Rod. »
Jack : « Je comprends… Pourtant, je penses toujours que je ne devrais pas accepter ta proposition. Dans mon monde, aucune fillette de dix ans ne demanderait à un inconnu de rester dormir chez elle. »
Lora : « Oui, mais tu n’es plus dans ton monde ! »
Sa réponse me surpris. En fait, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’elle me réponde quelque chose comme ça. Pourtant, mon malaise ne voulait pas partir. C’est alors qu’elle me pris les mains et me sourit plus ardemment que les fois précédentes..
Quand j’y penses, je comprends son sentiment de solitude. Depuis mon réveil dans ce monde, je suis seul. Je n’ai ni amis, ni famille, ni abris.
C’est alors que je me suis mis à hocher la tête de haut en bas.
Jack : « D’accord. J’accepte ta proposition. »
En entendant ma réponse, la jeune fille aux longs cheveux noirs se mit à sautiller tout en criant victoire.
En la voyant réagir ainsi, j’ai senti mon cœur se réchauffer. C’est alors que je me surpris à penser ceci : Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour la protéger, elle et son sourire.
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Ensuite, il s’est passé deux nouvelles semaines durant lesquelles j’avais décidé d’apprendre à lire des livres à la maison. En fait, Lora possédait une petite bibliothèque dans laquelle se trouvait quatre autres livres, pour un total de cinq livres.
M’étant décidé à apprendre la langue de ce pays, j’avais décidé d’en faire ma priorité.
Il n’y avait que cinq livres dans sa maison, mais je me suis dit que ça devait être normal, puisqu’elle m’a dit qu’elle n’était pas une grande liseuse.
À ma grande surprise, cinq livres ont été suffisants pour apprendre à lire. La langue de ce monde était plus proche de l’anglais que je ne l’aurais cru, j’avais donc été capable de la comprendre assez rapidement. Surtout que l’anglais est la principalement parlé, là où je vivais, dans mon monde. C’est pour cette raison que je la connaissais très bien.
Bien évidemment, le fait que la langue était assez proche de l’anglais qu’une autre langue de mon monde m’a permis d’apprendre à parler la langue de Karagaki assez rapidement. Il ne m’aura fallut que deux semaines pour pouvoir parler avec Lora sans l’aide de la magie de Rod.
Une fois que j’avais pu lire, j’avais pu en apprendre bien plus sur ce monde que je ne l’avais pu, lors de mon réveil.
De plus, durant ces deux semaines, j’ai pu faire la connaissance des deux amies de Lora : Leticia et Hino.
Pour finir, j’avais découvert que, parmi les cinq livres que possédait Lora, l’un d’entre eux traitait de la magie.
Le simple fait de savoir que je pouvais peut-être apprendre à utiliser ma magie me fit vibrer d’excitation. Qui aurait cru que je pourrais l’utiliser un jour.
C’est alors que je me suis décidé à mettre comme nouvelle priorité d’apprendre la magie. C’est là-dessus que j’ai consacré la prochaine semaine qui passa assez rapidement.
La lecture du livre sur la magie m’avait appris quelques principes fondamentaux.
À l’introduction du livre, on nous explique que la magie est séparé en deux types : La magie générale, qui demande à son utilisateur de puiser dans son propre mana, afin de produire de la magie, et la magie spirituelle, qui demande à son utilisateur de pactiser avec un esprit, afin d’utiliser la magie à partir de celui-ci.
La magie ne se limite pas qu’à ça et il y a plusieurs choses à prendre en compte en plus de ce qui est écrit dans l’introduction.
Tout d’abord, pour ce qui touche le mana, il serait possible de le matérialiser. Sa forme dépendrait de ce que l’on souhaite en faire. En gros, tout dépendrait de son imagination. Par exemple, si je souhaite avoir une épée, mon mana se matérialisera en épée et si je souhaite avoir un bouclier, il changera sa forme pour un bouclier.
Après, le seul problème est que si je souhaite matérialiser mon mana, je devrais d’abord apprendre à le faire.
Ensuite, quand on veut utiliser la magie ou la matérialisation du mana, il faut prendre en compte quelques règles.
- Il faut être compatible à un type de magie ou à la matérialisation du mana. Dans le cas contraire, il sera impossible de l’utiliser. De plus, il est possible d’être compatible à un type de magie en particulier, mais pas à l’autre, comme il est possible d’être compatible pour les deux ou pour aucune des deux.
- Pour invoquer de la magie générale, il faut que l’utilisateur ait le mana nécessaire pour ça, et, pour ce qui est de la magie spirituelle, il faut que l’esprit ait une capacité suffisante de mana pour invoquer de la magie. Ça parait logique quand on y pense, mais il peut arriver qu’au plein milieu d’un combat, on ne fasse pas attention à sa réserve de mana et que l’on « tombe en panne ». Dans ces cas-là, on ne peut plus utiliser notre magie et l’on s’épuise plus rapidement. Par s’épuiser plus rapidement, c’est sous-entendu que c’est physiquement, dans le livre.
- Ce n’est pas l’utilisateur de magie qui décide de l’élément utiliser. Cette partie, comme pour la compatibilité, est dû à l’aléatoire. Pour faire simple, que ce soit pour la magie générale et la magie spirituelle, l’élément ou les éléments utiliser, le second cas étant plus rare que le premier, est décidé à la naissance ou dépend de l’esprit avec lequel on a pactisé. Pour la magie générale, ce n’est pas parce qu’on est un fan incontesté du feu que ce sera cette magie que l’on utilisera. On peut très bien adorer la magie de terre et ne pouvoir utiliser qu’une magie d’eau. Pour ce qui est des esprits, ils sont soumis à la même règle que nous. Si l’on pactise avec un esprit utilisant la magie électrique, il ne faut pas s’attendre à utiliser de la magie des ténèbres.
C’est plus où moins « la base » de la magie. Bien sûr, à ce moment-là, je ne m’intéressais pas encore aux dons, aux sorcières et tous les autres chapitres dont le livre était consacré.
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Une fois que la théorie est appris, l’apprentissage veut que l’on passe à la pratique. C’est donc ce que j’avais décidé de faire.
D’après le livre, on peut, si on le souhaite, dire, à voix haute ou à voix basse, une incantation, ou donner un nom à de potentielles attaques. Encore d’après le livre, ça permettrait de mieux se familiariser avec l’invocation de la magie, ou de la visualiser plus vite. Pourtant, Lora m’avait apprit qu’il n’y avait que très peu de personne qui utilisaient ce genre d’astuce. C’est pour cette raison que j’avais décidé de ne pas m’y attarder.
Bien sûr, je ne me suis pas lancé dans la pratique sans oublier l’une des règles : celle de la compatibilité.
Pour savoir si je suis compatible à un type de magie, on avait fait appel à Hino et à Rod. D’après Hino, Rod était capable de mesurer la compatibilité et l’élément qu’une personne possède.
C’est ainsi que j’avais appris que je suis compatible aux deux types de magies, à la matérialisation du mana, même si je ne sais toujours pas comment l’utiliser, et que mon élément est le métal. En fait, celui-ci semble un peu spécial, car il me permet d’en invoquer, temporairement, puisque ça vient de mon mana, ou de changer la forme d’un objet fait de métal ou du métal en lui-même.
Pour m’entrainer à la magie, je m’étais procuré une petite broche que Lora m’avait donné, prétextant qu’elle ne s’en servait jamais et qu’elle ne comptait pas s’en servir un jour.
C’est donc avec cet objet fait de métal que je me suis entrainé, afin d’apprendre à utiliser ma magie de métal.
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La broche en main, j’avais fermé les yeux, puis je m’étais concentré, afin de faire usage de mon imagination. Pour sa fonction de changement de forme d’un objet, mon élément demande à son utilisateur d’imaginer la forme voulu. En gros, c’est le même principe que pour la matérialisation du mana.
De plus, j’ai appris, de la part de certains habitants de Winsden, que la plupart des utilisateurs de magie de métal, qui étaient compatible à la matérialisation du mana, ont été capable de perfectionner autant l’un que l’autre. Dans un sens, c’est assez logique puisque le procédé est le même pour les utiliser.
Alors que je me concentrais, je commençais à sentir une sensation bizarre en moi, comme une mare de sang dans ma main droite. Ou bien de la chaleur ? De plus, je sentais une drôle de sensation sur la paume de ma main droite, celle tenant l’objet, comme si quelque chose bougeait.
C’est alors que je compris ce qu’il se passait. Lorsque l’objet arrêta de bouger, je rouvris les yeux et poussa un petit cri de surprise, avant de ressentir une immense joie.
Jack : « Trop cool ! »
J’avais gémi devant cette étrange sensation, et un instant plus tard, la broche ne ressemblait plus à une broche, mais à une épingle. De plus, j’avais remarqué un fait qui m’a paru logique une fois que j’y avais réfléchi quelques secondes.
Jack : « C’est logique ! Puisque je n’ai pas utilisé l’invocation de magie, mais simplement la modification de la forme de la broche en épingle, il est normal qu’elle soit constitué d’autant de métal que la broche l’était ! »
Pour faire simple, la quantité de métal présent dans l’épingle était égale à celle de la broche, puisque je n’ai pas invoqué de magie. Si j’aurais souhaité augmenté la quantité de métal, il aurait fallu que j’utilise l’invocation de magie en plus du changement de forme. Pour ce qui est de réduire la quantité de métal présent dans l’objet, il aurait sans doute fallu que je divise l’objet en deux, avec l’aide de ma magie.
Tandis que je comprenais, petit à petit, toutes les bases de la magie, les semaines restantes passèrent, avant d’arriver à aujourd’hui.
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Lora : « Jack ! T’es prêt ? »
Jack : « Juste une petite minute ! »
Tandis qu’elle cri depuis l’extérieur de la maison, je lui répond de la même façon. Aujourd’hui, nous partons faire les courses à l’intérieur de la ville.
Depuis que je vis avec Lora, c’est moi qui m’occupe de la cuisine. Habituellement, je pars dans la forêt, afin de chasser des monstres et ramener de la viande, pendant que Lora s’occupe de la cueillette.
Cependant, depuis deux semaines, je travaille, en ville, en tant que forgeront.
Maintenant que j’ai un boulot et le salaire qui vient avec, on est en mesure d’aller faire les courses pour manger de la nourriture de meilleure qualité. De plus, la nourriture que l’on peut trouver au marché est bien plus délicieuse que la viande de monstre.
Ayant terminé de me préparer, je rejoins Lora qui m’attend devant la maison.
Deux mois se sont écoulés depuis mon réveil dans cette plaine avoisinant Winsden et je vis avec ma nouvelle amie.
Fin du vingt-deuxième chapitre